-C.B. n'eSt pas un fait divers,
elle eSt de ceS SouveNirS éthéréS
qui ne parvieNnent paS à se laiSser oublier.-
ParfOis il m'aRrive d'iMaginer cet iNstant là,
cette iMage que perSonne ne coNnait de toi.
J'imagine teS maiNs treMblaNteS qui s'accrocheNt frêlement auX barrièRes,
le souffle de ce veNt glacé qui soulève teS boucleS nOires,
teS yeuX d'azur pOrtéS vers le cieL.
Il ne reSte perSonne pouR se souveNir.
ni du Vertige,
ni de la peur atroce au veNtre qui a mené la daNse cette nuit là.
SouveNt il m'arrive de ne pluS rieN y coMpreNdre.
On a dit pluS tard que l'idée était déjà là dePuis longteMps,
résolue à l'abyme,
noyée daNs une atteNte iNvisible,
comme eNgluée daNs le chagrin.
J'ignore le moMent précis où l'esprit a plié,
où il s'eSt égaré daNs le regard des autreS,
maiS c'était là,
comme une évidence abjecte,
une verité implacable:
l'âme ne pouRrait rieN suppOrter de PluS.
Elle a rendu les armeS en pleiNe hOnte...
Je crois que c'était au crépuScule.
Tu aS choiSi de partir en SileNce,
mélangée daNs la multitude deS ombreS eXtérieureS.
Peut-être qu'à cette heure là
tu n'as pluS eut peuR,
peut être meme que tu eS partie daNs un Sourire,
apaisée par le vide souS teS pieds,
ou peut être qu'il y a eut deS larmeS,
de ceS larmeS absurdeS,
désolées du gâchiS,
éparpilléeS daNs le désespOir.
TouJours eSt-il que teS maiNs ont réussi à lâcher priSe,
teS jambeS n'ont paS fléchi,
le coeur s'est miS à battre très fOrt une dernière foiS,
et PerSonne n'est veNu.
Le corPs a éclaté cOntre la realité,
tOut comme l'âme bieN avaNt lui.
Tu gardeS pOut toi teS vingt anS,
et ce regard pleiN d'eNnui
que nul n'a su coMprendre à temPs.
et tout autoUr de ça il ne reSte que du vide,
partOut où tu es pasSée,
touS leS souveNiRs en ta préSence
oNt été goMméS par cette iMage là,
par le portrait désuet de cette jeuNe fille faNée sur le pOnt.
Il eSt deS choSes que l'oN ne peut pluS dire auX abSeNts,
il eSt deS choSes que l'oN se dOit de ne paS diRe...
MaiS tu manQueS enCore ici.
Tu manqueS affreuseMent.
Cela fait deuX anS depuiS quelQueS jours,
Et tu VoiS,
tu voulaiS qu'on t'Oublie ,
qu'oN ouBlie tOut aveC cette Nuit là,
maiS c'était saNs coMpter ceuX qui reStent eNcore,
et qui suRviveNt à cette image iMpoSsible du PoNt.